Quins efectes?
⚠️ Ces dernières semaines, on reparle beaucoup de pesticides.
On parle de leur réautorisation, de dérogations pour certaines molécules, des “solutions temporaires”...
C’est dans ce contexte que j’ai écouté l'épisode "Les pesticides ou la vie" du podcast Pour que Nature vive du Muséum national d'Histoire naturelle, avec Philippe Grandcolas.
Les pesticides ne sont pas uniquement dans l'agriculture.
On les retrouve dans les traitements anti-puces pour chiens et chats, sur les fleurs importées, dans des usages domestiques (lessives), et jusque dans l’eau potable. Autrement dit, on y est exposés partout, souvent sans le savoir, même loin de toute parcelle agricole.
Les effets sur la santé sont déjà bien documentés...
Les agriculteurs exposés développent davantage de lymphomes, de myélomes, de maladies de Parkinson. Chez les enfants, certaines molécules affectent le développement du système nerveux. Philippe Grandcolas donne un chiffre assez précis pour illustrer leur impact : à proximité d’une entreprise viticole, +10 % de surface cultivée dans un rayon de 1 000 mètres autour des habitations = +10 % de risque de leucémie chez les enfants.
Il parle d’exposition chronique (répétée, même à très faibles doses).
Chez les amphibiens, il y a des malformations, des échecs de reproduction..
Chez les oiseaux des campagnes, moins d’insectes = moins de nourriture.
Pour d’autres organismes, on observe des atteintes génétiques, des troubles neurologiques. 🧬
Ces molécules circulent dans l’air, dans l’eau et dans les sols. Elles s’accumulent dans les organismes vivants, remontent les chaînes alimentaires et certaines persistent des mois, des années, parfois davantage... On en retrouve aujourd’hui dans la majorité des captages d’eau potable, avec des marges de manœuvre limitées pour les éliminer.
Quand on a voulu s’installer, on a dû composer avec cette réalité.
On a des abeilles. Et très concrètement, ça nous a obligés à être attentifs à l’environnement autour de nous, à éviter les grands champs cultivés (céréales, betteraves, pommes de terre, maïs) qui restent structurellement dépendants aux herbicides, fongicides et insecticides et donc fortement traités… et je peux vous dire qu’en Wallonie, ils sont encore très nombreux.
Chez les abeilles et les pollinisateurs, on observe des pertes d’orientation (elles ne retrouvent plus la ruche), une baisse de la reproduction, et au final des colonies qui s’affaiblissent.
À ce stade, la question n’est même plus de savoir s’il faut “réautoriser” ou “adapter” l’usage des pesticides.
Se poser encore cette question, alors que les impacts sur la santé humaine, sur les enfants et sur le vivant sont aussi clairement documentés, est une aberration. Pour moi, ce n’est tout simplement plus défendable.
Il serait surtout temps de regarder sérieusement d’autres modèles agricoles, et d’avoir un vrai soutien de l’État pour permettre aux agriculteurs déjà installés de sortir de cette dépendance à la chimie.Allons vers des modèles plus diversifiés, plus autonome et plus vivants..
Je débute une formation ce mois-ci pour obtenir le statut d’agriculteur. Et très clairement, ce modèle-là, basé sur une dépendance permanente aux pesticides, je n’en veux pas.
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